jeudi 23 février 2012

informations sur les Caraïbes

Dans les Caraïbes le mardi gras est férié et le lendemain aussi, jour des cendres, sûrement pour brûler les restes! Mais aussi dans ces lieux curieux, il y a quelques saloperies qui traînent. Tout n’est pas ici que rose, bien évidemment. A ce jour j’en ai répertorié quatre majeures:

-         Les mancenilliers qui sont des genres de pommiers qu’il ne faut pas chahuter ni toucher. Il ne  faut pas non plus s’abriter en cas de pluie sous ces arbres sous peine de brûlures pouvant conduire à l’hôpital. Généralement les troncs sont marqués d’un point rouge mais on ne fait pas toujours attention à ce repère surtout quand une grosse averse vous tombe dessus ou quand on touche les feuillages en marchant. Pour plus d’infos :
http://www.photoway.com/fr/dest/martinique-032-mancenilliers.html

-         Les scolopendres qui sont des jolies petites chenilles à la con qui mordent avec voracité. On dirait des anneaux de confiture de groseille collés ensemble. C’est pas beau et même franchement dégouttant. Dans certains endroits nous en avons eues pas mal. Pour plus de détails : http://fr.wikipedia.org/wiki/Scolopendra

-         Les oursins qui jalonnent les fonds marins. Quand ils sont noirs on les voit assez bien mais leurs épines, qui peuvent être longues de 10cm ne vous donnent aucune chance si vous marchez dessus. Quand ils sont blancs, ils se dissimulent sous des algues et marcher dessus est d’une facilité déconcertante. Enlever ensuite les épines à peine visibles est une galère avec trente pelles (rames) dont les cris du piqué donnent avec un joli rythme les poussées de la souffrance. 

-         Pour terminer il y a la beaufitude royale qui comme le miel fait de grandes taches sur le sable. Se sont des retraités, habitués des lieux qui viennent depuis des années passer l’hiver dans les îles. Ils groupent leurs ventres ronds sur les plages ou leurs mamelles tombantes sur des maillots d’après guerre. Ils se connaissent tous et se mettent parfois à chanter des airs d’autrefois assis dans leurs pliants qui, comme eux, sont sans âge. Tout cela est d’un goût exquis quand certains petits malins font des vannes à la ronde pour faire rigoler leur auditoire décharné. Les sourires édentés s’en payent une tranche, jambon ou jarret de porc selon la hauteur du bon mot. Bien souvent, ce bon mot frise le saut de grenouille car à leur âge on a des rhumatismes ou de l’arthrose et on ne saute pas bien haut.  La cerise sur le cageot est quand ils commencent une partie de pétanque avec chiffons sales et l’œil fermé pour mieux viser/rater le cochonnet. Il y a dans l’existence des peintures qui accrochent le cœur comme des cheveux gras qui se meurent sur un front. Affront sans effronterie, ils sont aux portes du cimetière alors on les regarde quand même avec une sympathie émue et le vomit au bord des lèvres.

Pour le reste vous savez tout de la propreté chronique des habitants, des douches inexistantes sur la plupart des plages et des baignoires où carcasses de voitures qui jalonnent les routes et les jardins. Il est vrai que dans le Gers ou ailleurs il existe aussi quelques spécimens de cette trempe mais on se dit que ces départements ne sont pas répertoriés pour être des petits paradis pour estivants.

Voilà, ma langue de vipère à jeté son venin et je suis content de ma journée.

A bientôt