Il paraît que beaucoup n’ont pas pu bien dormir à cause du roulis. Nous, rien vu, rien ressenti. Faut dire qu’avec nos 5h de sommeil dans le train de Budapest, nous étions morts de chez mort.
Après un coup d’œil aux fenêtres nous apercevons les collines d’Ancona avec ses églises, ses tours et ses ruines. Petite ville bien connue mais assez banale avec ses avenues piétonnes et son ambiance provinciale. On visite la cathédrale San Ciriaco, la piazza del Piebiscito, la chiesa S.Maria della Piazza… rien de merveilleux:
C’est dimanche, sur la piazza Cavour il y a une petite expo militaire avec une harmonie. Rien d'original. Regardez simplement le bel arc-en-ciel complet; le premier que je vois en entier :
Ancona, c’est pas plus. Si, c’est quand même les couleurs et les senteurs de l’Italie chères à Mimi et Mira. Bouffe à bord vu qu’on appareille à 13h. L’aprem sieste, exercices de sauvetage, gym, jacuzzi puis dîner au resto huppé du bord. Nous y sommes invités. Quand on a une suite à bord, on bénéficie de quelques privilèges. Un peu comme être député. Sauf qu’ici ce n’est pour une semaine et c’est nous qui payons… pas vous!
Après le dîner nous n’irons pas aux sempiternels shows pour vieux en quête de paillettes. Pas de French-Cancan, pas de chanteurs de deuxième zone, pas de jongleur ni de prestidigitateur bourré de tourterelles, lapins ou jeunes filles fardées à moitié nues.
Ce soir le bateau tangue. On va être de moins en moins abrités par l’Italie. J’imagine que dès que nous allons entrer en mer Ionienne nous aurons plus de vent encore et une mer mieux formée. Nous allons être bien seuls au restaurant demain! Je suis une mauvaise langue…
A bientôt, amis fidèles des croisiéristes.
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